L’engagement d’un individu varie-t-il dans
le temps ?
Il
est admis que l’engagement professionnel varie dans le temps. L’engagement au
travail émergerait d’une interaction dynamique (dans le temps) entre des états
affectifs positifs et négatifs. Le modèle de la « régulation affective »
repose sur l’hypothèse que des affects positifs et négatifs ont une influence
sur l’engagement professionnel. Plus précisément, l’humeur (positive ou négative),
le contexte de travail (traduit en termes d’évènements positifs et négatifs) et
les prédispositions à un état affectif positif ou négatif (être optimiste ou
pessimiste) ont un impact sur cet engagement. Ainsi, une humeur négative suivie d’une humeur positive est
corrélée positivement à l’engagement au travail, l’interaction entre des évènements
négatifs survenus le matin et l’humeur positive mesurée dans l’après-midi
explique la variation significative de l’engagement au travail. Enfin, des évènements
positifs ont plus d’impact sur l’engagement au travail des personnes qui sont
pessimistes. D’autres recherches démontrent par ailleurs que des évènements
(positifs ou négatifs) survenus dans la soirée en dehors du travail peuvent
avoir un impact sur le niveau d’engagement le lendemain.
Observations, informations et analyses relatives à la performance économique par le levier social. En particulier concernant la gestion de l'engagement professionnel, la prévention des RPS, des risques démographiques, de l'absentéisme, du présentéisme, de la rotation de personnel et de la pénibilité.
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mardi 20 août 2013
mardi 13 août 2013
LES SIGNES PRECURSEURS DU DESENGAGEMENT
Quels sont les
signes précurseurs du désengagement ?
Chez les cadres, ils sont de trois ordres, selon
Jean-Louis Müller. Le cadre ne fait plus travailler ses neurones, il n’invente
plus rien, il ne prend plus n’initiative pour son entreprise, et le taux d’insatisfaction
des clients s’accroît. Pour les autres catégories de salariés, la courbe des
taux d’absentéisme et de productivité restent les meilleurs indicateurs. Une
personne désengagée peut être stressée et cela peut affecter sa santé physique
comme sa santé mentale (troubles du sommeil, de la vigilance, dépression…). Un salarié désengagé peut également être désagréable, agressif, voir violent, et cela nuit à ses
relations professionnelles. La démotivation est également à l’origine d’un désengagement
du salarié qui ne met plus le même entrain dans la réalisation de ses tâches et
ne s’implique plus dans son travail.
mardi 6 août 2013
A PROPOS DU DESENGAGEMENT
Le désengagement
est-il le contraire de l'engagement ?
A l’inverse de l’engagement, le désengagement est un comportement qui
consiste en un manque de connections, d’une absence soit physique, émotionnelle
ou cognitive, et des performances au travail insatisfaisantes. Le désengagement
provoquerait donc des comportements fermés, un manque d’efforts, une absence d’expressions
par rapport au travail et des comportements défensifs. Les personnes qui expérimentent
un désengagement exercent leur rôle d’une manière très détachée et sans prise d’initiatives.
Ainsi, l’individu désengagé se présenterait physiquement à son travail sans
pour autant fournir les efforts nécessaires pour obtenir de bons résultats. C’est
ce qu’on appelle le « présentéisme ». Sur le long-terme, le désengagement
peut également conduire à l’épuisement professionnel et à l’absentéisme.
La littérature a posé le burnout comme concept opposé à l’engagement
professionnel. Le burnout est défini selon trois composantes : l’épuisement
émotionnel, le désengagement et le manque d’efficacité. D’autres auteurs
proposent l’hypothèse selon laquelle le désengagement, voire le non-engagement
pourraient être le contraire de l’engagement (Macey et Schneider, 2008). Alors
quelle est la différence ? Les chercheurs indiquent que le désengagement résulterait
d’un manque de ressources au travail tandis que l’épuisement (burnout) serait la
conséquence d’un manque de ressources et d’un excès d’exigences au travail.
Selon nous, l’engagement serait non pas le contraire du désengagement, mais
plutôt un des niveaux de l’engagement selon un continuum allant de l’engagement
au sur-engagement. Le burnout serait une conséquence possible du désengagement ou
du sur-engagement.
Quelles sont les conséquences du désengagement
?
A l’inverse de l’engagement, le désengagement est un comportement qui
consiste en un manque de connections, d’une absence soit physique, émotionnelle
ou cognitive, et des performances au travail insatisfaisantes. Le désengagement
provoquerait donc des comportements fermés, un manque d’efforts, une absence d’expressions
par rapport au travail et des comportements défensifs. Les personnes qui expérimentent
un désengagement exercent leur rôle d’une manière très détachée et sans prise d’initiatives.
Ainsi, l’individu désengagé se présenterait physiquement à son travail sans
pour autant fournir les efforts nécessaires pour obtenir de bons résultats. C’est
ce qu’on appelle le « présentéisme ». Sur le long-terme, le désengagement
peut également conduire à l’épuisement professionnel et à l’absentéisme.mardi 30 juillet 2013
REMUNERATION ET ENGAGEMENT
Quels sont les
liens entre rémunération et engagement ?
Selon
Macey et al. (2009), les individus viennent au travail pour le salaire mais
sont engagés parce que leur travail a du sens. Même s’il est admis que le
salaire est un antécédent de l’engagement, la plupart des études démontrent que
d’autres facteurs, comme la reconnaissance par exemple, jouent un rôle plus
important pour favoriser l’engagement. Ainsi, la motivation intrinsèque aurait
une plus grande influence sur l’individu que la motivation extrinsèque.
Christian Vandenberghe, précise que le rôle de la satisfaction envers la rémunération
dans l’engagement peut s’expliquer par le fait que certaines organisations
utilisent le salaire comme important levier de motivation et d’engagement ce
qui se traduit par une relation plus instrumentale entre les salariés et l’entreprise.
Toutefois, si un bon salaire peut être un facteur motivant, il ne suffira pas à
constituer un état d’engagement professionnel qui requiert d’autres facteurs
comme le sens et l’intérêt donnés au travail, l’autonomie, la reconnaissance,
le soutien etc.).
mardi 23 juillet 2013
LES DETERMINANTS DE L'ENGAGEMENT
Parmi les antécédents prédominants à l’engagement d’un salarié, nous retrouvons
principalement des des facteurs liés au travail et ses expériences. Nous
pouvons inclure dans ses facteurs le management qui est une des pièces maîtresses
du puzzle. Un manager, qui donne du sens au travail de ses collaborateurs, les
motive en leur donnant des feed-back réguliers, leur apporte du soutien dans
les moments difficiles et crée un climat de travail basé sur la confiance,
facilitera leur engagement. Ceci se rapproche du soutien social. Se sentir
soutenu par ses collègues est parfois tout aussi important que de l’être par
son supérieur hiérarchique. D’autres facteurs tels que le développement des
compétences, le sens du travail, l’autonomie ou encore la congruence de valeurs
(connaître et partager les valeurs de son entreprise) favorisent également l’engagement.
Enfin, il existe aussi des déterminants organisationnels, tels que la taille ou
l’activité de l’entreprise, et individuels (par exemple, l’optimisme).
vendredi 19 juillet 2013
ENGAGEMENT PROFESSIONNEL ET PERFORMANCE
Quels sont les liens entre engagement
et performance ?
Les salariés engagés étant connectés physiquement, cognitivement et
émotionnellement à leur travail, cela a un impact sur leurs performances. Plus
précisément, les performances peuvent être représentées par les performances
relatives à l’exécution des tâches et les comportements de citoyenneté
organisationnelle. Parce que les individus engagés investissent leurs énergies
physiques, cognitives et émotionnelles dans leurs rôles professionnels, ils
vont présenter des performances améliorées parce qu'ils travaillent avec plus
d'intensité dans leurs tâches sur des périodes plus longues. Ils sont également
plus axés sur les responsabilités. Les comportements de citoyenneté
organisationnelle sont des comportements informels qui contribuent à
l’efficacité de l’organisation en favorisant un environnement social et
psychologique propice à l'accomplissement du travail. Ils correspondent par
exemple à la serviabilité, l’esprit d’équipe, la conscience et la vertu
civique. Une étude de Rich, Lepine et Crawford (2010), a démontré que
l’engagement permet d’accroître les performances d’exécution des tâches et les
comportements de citoyenneté organisationnelle.
L'engagement total est-il bénéfique ?
L’engagement « maîtrisé »,
c’est-à-dire qui reste sous le contrôle de l’individu, est bénéfique pour ce
dernier. En effet, l’engagement va pousser l’individu à s’impliquer dans son
travail, ressentir des émotions positives et à se dépasser pour réaliser de
bonnes performances. Cette attitude positive de la part de l’individu, sorte
d’optimisme, va lui permettre de faire face aux situations difficiles et peut
se traduire par un dépassement des horaires de travail. En effet, certains
salariés engagés ne voient pas le temps passer au travail et/ou font des heures
supplémentaires parce que ce qu’ils font les passionne. Il faut cependant être
vigilant à ce que ces personnes ne tombent pas dans le
« workaholisme ». Ce dernier correspond à une perte de contrôle de
l’individu qui va travailler de manière excessive sans plus pouvoir s’arrêter.
Ceci pourrait générer, sur le long terme, un épuisement professionnel
(burn-out).
dimanche 23 juin 2013
A PROPOS DE L'ENGAGEMENT PROFESSIONNEL
En psychologie du travail, l’engagement professionnel est un
concept traduisant l’identification d’un individu vis-à-vis de son travail
selon trois dimensions personnelles : physique (vigueur), cognitive
(dévouement) et émotionnelle (absorption). La vigueur est déterminée par des
niveaux élevés d’énergie et de résistance mentale. Le dévouement est
caractérisé par des sentiments positifs d’enthousiasme, d’inspiration et de
fierté envers son travail. L’absorption, quant à elle, correspond à un état de
concentration tel que l’individu ne voit pas le temps passer lorsqu’il
travaille et qu’il éprouve des difficultés à se détacher de ses activités
professionnelles. Selon Schaufeli
et Bakker (2004), le concept d’engagement correspond à un état d’esprit
généralement positif qu’un individu adopte vis-à-vis de son travail. L’engagement professionnel a souvent été confondu avec d’autres
notions telles que l’implication, la satisfaction, la motivation
intrinsèque et l’attachement. Pourtant ces construits, bien que liés, sont
différents. Chacun d’eux renvoie à une dimension distincte expliquant pourquoi
les individus choisissent d'investir personnellement dans leur travail.
L'engagement est-il un concept différent de la motivation ?
La motivation, notamment intrinsèque,
est définie comme le désir de faire des efforts sur une tâche sans que des
contraintes ou des facteurs externes viennent influencer cette motivation. Elle
représente l’ensemble des énergies qui sous-tendent l’orientation, l’intensité
et la persistance des efforts qu’un individu consacre à son travail. Dans ce
contexte, une tâche ou une activité est réalisée pour le plaisir et la
satisfaction qu’elle produit. L’engagement, quant à lui, est un concept
multidimensionnel caractérisé par la vigueur, le dévouement et l’absorption. Il
contient différentes énergies physiques, émotionnelles et cognitives qu’un
individu va porter à son activité. La motivation représenterait essentiellement
l’énergie physique. L’engagement est un concept beaucoup plus large et la
motivation pourrait être une des conséquences de l’engagement. C’est en ce sens
que l’engagement peut être considéré comme une notion différente de celle de la
motivation.
samedi 27 avril 2013
L'ENGAGEMENT PAR UNE MEILLEURE ADEQUATION ENTRE l'INDIVIDU ET L'ENTREPRISE
L’actualité
nous offre un panorama gourmand de paysages déstructurés mettant en scène
l’homme au travail. Pourtant, de nombreux salariés sont épanouis, passionnés,
engagés dans leurs missions et ces trajectoires nous offrent des perspectives
pour comprendre comment gérer cette problématique cruciale de l’engagement.
Il existe des employés
heureux !
La
psychologie positive se développe dans les années 90 et propose de mettre en
perspective les potentiels, motivations et capacités humaines, une approche
nouvelle liée au comportement organisationnel positif. Mais la littérature
scientifique nous démontre par ailleurs que ces comportements sont notamment
corrélés aux caractéristiques organisationnelles. Si le contrat de travail est
un support légal formalisant les devoirs et obligations des deux parties, le
contrat psychologique et sa pérennité dans le temps favorisera l’adéquation
individu/organisation. Il s’agit en
effet d’un ensemble d’ententes tacites entre les employés et leur direction en
termes d’engagement réciproques.
Levinson
a défini en 1965 la norme de réciprocité comme étant : « la rencontre entre
les attentes mutuelles et la satisfaction des besoins respectifs de l’homme et
de l’organisation à travers leur relation ».
Un échange entre
salariés et entreprise
On peut
donc légitimement s’interroger sur la capacité et la volonté des entreprises à
favoriser cet échange dans un contexte où la mobilité, le turn-over, l’interchangeabilité
des employés ne sont pas vecteurs d’une bonne santé organisationnelle.
Tout
semble lié : prendre le temps d’intégrer un collaborateur au sein de
l’entreprise, investir d’ores et déjà dans une ressource sans équivalent :
l’humain. Le salarié est une ressource
mais plus encore, il a des ressources. Celles-ci fluctuent, évoluent,
s’affirment ou se fragilisent. Dès lors, intégrer, former, accompagner, suivre
un salarié deviennent des critères essentiels pour tout conduite de gestion des
hommes. S’engager et engager.
On peut
partir du principe que tout individu qui débute à un poste de travail sera plus
ou moins motivé. La motivation peut être considérée comme un niveau d’énergie.
On appelle plus précisément cela,
l’état d’engagement. Ce dernier est propre à chaque individu et il va être
influencé par des facteurs environnementaux.
L’idée sera donc, pour
l’entreprise, de maintenir ce niveau d’énergie au plus haut pour que ses
salariés soient performants. En effet, il a été démontré dans de nombreuses
études, comme par exemple celle de RICH et al. (2010)*, que la performance est
une des conséquences majeures de l’engagement professionnel. Ce concept
relativement récent est étudié comme une forme de vigueur, de dévouement et
d’absorption que l’on a pour son travail. En d’autres termes, l’énergie,
l’implication (sens et enthousiasme) et la concentration dans le travail. Ou
encore énergie physique, émotionnelle et cognitive. Au-delà des
caractéristiques individuelles qui peuvent impacter ce niveau d’énergie, il est
important pour les entreprises, d’aujourd’hui et de demain, de comprendre par
quels moyens elles peuvent le maintenir et le développer dans le temps.
Les clés de l’engagement
Parmi les antécédents prédominants à l’engagement d’un salarié, on peut
citer le management, le soutien social, l’autonomie et le sens du travail. Le management, aussi appelé
leadership, est une des pièces maîtresses du puzzle. Un manager, qui donne du
sens au travail de ses collaborateurs, les motive en leur donnant des feed-back
réguliers, leur apporte du soutien dans les moments difficiles et créé un
climat de travail basé sur la confiance, facilitera leur engagement. L’analogie
est simple : on travaille plus facilement et on a surtout envie de bien
faire pour un manager que l’on apprécie.
Ceci se rapproche du soutien social. Se sentir soutenu par ses collègues
est parfois tout aussi important que de l’être par son supérieur hiérarchique.
Dans une société où l’on prône l’individualisme, il est nécessaire de sensibiliser
les entreprises au collectif. Les salariés sont une source de créativité
vertigineuse. Il n’y a rien de plus
efficace que la réflexion collective pour trouver des solutions aux problèmes.
Faciliter une bonne entente entre les salariés permet cette réflexion créatrice
d’innovations. Pour favoriser l’engagement au travail, il est également
recommandé de laisser un certain degré d’autonomie à ses collaborateurs. Un
salarié qui a la possibilité de planifier son travail comme il le souhaite
et qui peut prendre des initiatives se verra plus engagé qu’un autre. Mais
point trop n’en faut, car l’autonomie peut également être source de
déstabilisation pour qui ne l’a pas demandée.
Dans ce cadre, un juste milieu est à trouver.
Enfin, les
caractéristiques du travail sont également des facilitateurs de l’engagement.
Pour un salarié, il est important que son travail ait du sens. L’individu, par
son travail, doit se sentir utile à la société et il doit considérer son
activité comme un véritable challenge. C’est une forme de passion qui se joue
ici, le tout étant d’éviter les débordements. Car il est bien connu que trop de
travail tue le travail. Lorsque le salarié est trop investi dans son
travail et qu’il perd le contrôle de la situation, ce qu’on appelle le workaholism,
il peut tomber en burn-out (ou épuisement
professionnel). Là encore, l’entreprise doit être capable de prévenir de
tels comportements grâce à une prévention et une gestion performante des
risques psychosociaux.L’engagement est donc une douce alchimie entre les ressources personnelles et organisationnelles qui vont permettre de réduire les contraintes du travail. Le salarié doit être fier d’appartenir à son entreprise.
Dans un
contexte économique où les enjeux financiers sont de plus en plus importants et
où le capital humain est mis à mal, il est temps de penser le travail
différemment. Il n’y a pas d’entreprise sans les hommes et les femmes qui la
constituent. Leur bien-être est donc fondamental pour s’assurer de meilleures
performances basées sur la qualité et non la quantité. In
fine, c’est une vision sur le plus long terme qui pourrait s’inscrire dans la
gestion des ressources humaines, impulsant ainsi une dynamique de maintien dans
l’emploi, de valorisation des compétences et des carrières. L’engagement
professionnel est une des clés de cette nouvelle façon de penser.
*RICH, B., LEPINE, J.&;
Crawford, E. (2010). Job engagement : antecedents and effects on job
performance. Academy of Management Journal , 53, 617–635.
samedi 12 janvier 2013
dimanche 7 octobre 2012
ENGAGEMENT, MOTIVATION, IMPLICATION, ETC.
L’idéal du manager ne porte pas un mais plusieurs noms qui varient au gré les modes : engagement, investissement, motivation et implication. Mais avant de prétendre faciliter ces états, ne faudrait-il pas commencer par les définir précisément ? A quelles nuances l’utilisation indifférenciée d’un terme pour l’autre nous empêche t-elle d’accéder ?
En psychologie, l’engagement au travail, l’investissement au poste et l’implication organisationnelle représentent des facettes complémentaires de la notion d’attachement au travail.
L’engagement au travail tout d’abord se définit comme un état affectivement positif, de totale motivation qui persiste dans le temps. La conceptualisation de cette notion[1] renvoie à un état de bien-être, caractérisé par des niveaux élevés d'énergie investie dans le travail (ou par un niveau faible d’énergie investie pour les salariés désengagés).
En ce qui concerne l’investissement au poste, un autre auteur[2] adopte une approche motivationnelle en insistant sur l’aspect cognitif : l'identification psychologique au travail, qui inclut le fait que le travail peut satisfaire les besoins saillants et attentes de la personne. La personne investie à son poste est donc une personne qui voit son travail comme quelque chose de motivant et stimulant, qui est déterminé à la fois dans son travail en général, à son poste en particulier ainsi qu’au niveau de l’organisation. Cela le rend moins enclin à envisager de quitter sa position. Le salarié s'engagera plus étroitement dans les relations professionnelles avec, par exemple, les superviseurs.
L’implication de la personne est quand à elle relative à la personne absorbée et attachée à son travail. L’implication organisationnelle se réfère ainsi à l'attachement affectif que les employés manifestent pour leur organisation. Elle est fondée sur des valeurs et des intérêts partagés[3]. On considère habituellement l’implication organisationnelle comme étant déterminée par les caractéristiques de l'emploi ce qui indique qu'elle est plus liée aux conditions extrinsèques (rémunération, position sociale…) qu’à la motivation intrinsèque (intérêt des tâches en elles-mêmes).
Chacun des termes renvoie donc à de spécificités subtiles et ces distinctions auront un intérêt selon que l’on s’intéresse plus à l’adéquation entre le salarié, sa personnalité, le poste et l’organisation ou plutôt au degré de motivation du salarié pour son travail ou encore à l’effet des circonstances externes sur la motivation des salariés.
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